Les tables rondes

 

Chaque table ronde sera animée par deux membres de l'ICEM...

 

1. LES LUTTES À L’ÉTRANGER                      

-  intervenant-e-s : les invités-ées internationaux-ales  -

Zoungrana Rabangbè Nindia, BURKINA FASO,
Essohanam Samie, TOGO,
Sofia Lahlou, GRECE,
Rogelio Estrada Pardo, MEXIQUE,
Marco Esteban Mendoza Rodríguez, MEXIQUE


Mardi 22 août - 16h à 17h30

 

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2. ÉMANCIPATION ET DOMINATION

-  intervenant-e-s : Yves Bonnardel, Audrey Chenu, Charlotte Nordmann  -

Mercredi 23 août - 9h à 10h30

 

Yves BONNARDEL : militant libertaire et égalitariste, engagé contre toutes les formes de domination et d'oppression. Il s'oppose notamment à un ordre social âgiste (qui organise la discrimination des individus fondée sur l'âge), à la main-mise parentale qui en découle, au rapport éducatif adultes/enfants et, sur le principe même, à tout rapport éducateur/éduqué non (librement) consenti. Il s'oppose plus généralement au statut de mineur et dénonce son rôle prétendument protecteur. Il a publié « La Domination adulte. L'oppression des mineurs ».

Audrey CHENU : je suis instit en quartier populaire et membre du groupe Freinet 93 et de Sud éducation depuis 11 ans. Je travaille avec Mme Decker et toute une équipe à Bobigny en école élémentaire (REP+) depuis 6 ans. Entraineuse de boxe et slameuse, j'ai publié Girlfight, mon autobiographie aux Presses de la Cité en 2013. Mon engagement féministe et libertaire fait que la transmission politique me tient à coeur. C'est pourquoi j'anime régulièrement des ateliers dans les stages Sud (pratiques anti-sexistes, les institutions dans la classe) mais aussi des ateliers de poésie ou de boxe en non-mixité, convaincue que l'art et le sport sont des armes pour lutter contre l'oppression.

Charlotte NORDMANN : elle a enseigné la philosophie, traduit des ouvrages de sciences humaines (notamment de Judith Butler et Paul Gilroy), collaboré aux Editions Amsterdam et à la Revue des Livres, dirigé Le Foulard islamique en questions, et écrit Bourdieu/Rancière, La Fabrique de l'impuissance II, L'école entre domination et émancipation.

 

 

 

3.  COÉDUCATION ET ÉMANCIPATION

-  intervenant-e-s : Bérangère Cohen, Catherine Hurtig-Delattre, Frédéric Jesu  -

Mercredi 23 août - 16h à 17h30

 

Bérangère COHEN : chargée de mission « Vie du réseau et parentalité » pour l’ACEPP Isère.

  Présentation de l’ACEPP et des EAJE associatifs : l’acepp est un mouvement parental, éducatif et citoyen qui promeut la co-éducation, vécue quotidiennement parmi ses adhérents : crèches à gestion et/ou participation parentale, lieux d’accueil enfants-parents, universités populaire de parents. En Isère, l’Acepp 38-73, fédère 45 associations qui gèrent principalement des établissements d’accueil de jeunes enfants (crèches) associatifs. Les parents sont les membres de l’association et donc gestionnaires des structures. A ce titre, ils participent aux instances décisionnaires (bureau et CA), participent à l’élaboration du projet d’établissement et peuvent effectuer des permanences auprès des enfants et aux côtés des professionnels.
  Ainsi, l’éducation a une dimension collective, dans le respect de la place de chacun. Les parents sont les premiers éducateurs de l’enfant et ont une place effective dans la structure. Les professionnels sont garants du fonctionnement quotidien, en lien avec le projet d’établissement. Depuis 30 ans, l’acepp nationale, les fédérations locales et les structures ont développé des outils pour travailler les places de chacun. Pour que la co-éducation soit possible, il faut du temps pour être ensemble, faire ensemble et penser ensemble.
Lorsque la co-éducation est effective, tous les acteurs en bénéficient. Les parents peuvent exercer leurs droits, respecter leurs devoirs, agir de manière collective et citoyenne et renforcer leur action communautaire. Du côté des professionnels, le travail est beaucoup plus reconnu et motivant. Enfin, une meilleure continuité éducative est une source de sécurité et de sérénité pour les enfants ce qui facilite la construction identitaire de chacun.

Catherine HURTIG-DELATTRE : militante de l’ICEM faisant partie de l’équipe organisatrice du congrès. Catherine HD est enseignante en maternelle à Lyon. Elle a mis en place un certains nombre de dispositifs  pour repenser les relations avec les familles en terme de coéducation, ce qu’elle a raconté dans son ouvrage « la coéducation à l’école, c’est possible » (Chronique sociale 2016) Ses convictions se sont forgées en croisant son expérience d’enseignante, de parent d ‘élève et de militante, par exemple à la FCPE et à RESF. Elle défend l’ idée d’une relation parent-enseignant « asymétrique à parité d’estime », qui peut être féconde pour la réflexion et le débat.

Frédéric JESU : médecin, pédopsychiatre, spécialiste de santé publique communautaire. Frédéric jeu défend l’idée d’une coéducation globale, impliquant les enfants, les parents et tous les professionnels de l’éducation y compris ceux qui agissent dans la cité, en dehors de l’école. Il a exposé ses idées dans plusieurs ouvrages: « co-éduquer pour une développement social durable » (Dunod 2004), avec Jean Legall « démocratiser les relations éducatives » (chronique sociale 2015) et « agir pour la réussite de tous les enfants » (l’atelier 2016)

Céline Aubert et Jean -Maurice Gautier, ATD quart monde

  ATD Quart Monde (Agir pour Tous dans le Dignité) est une association qui veut bâtir une société où chacun a sa place. Le postulat est que « si elle ne se construit pas avec les plus exclus et à partir d’eux, ils resteront toujours à la marge ou n’auront accès qu’à des sous-droits. Pour détruire l’exclusion, il faut que chacun ait accès aux droits qui permettent de vivre dans une égale dignité. C’est tout le contraire de l’assistance. »
Céline Aubert est enseignante en école maternelle, Jean -Maurice Gautier était  Conseiller Principal d’éducation. Ils sont tous deux « alliés » à ATD, c’est-à-dire qu’ils agissent aux côtés et avec les plus exclus, trop souvent privés de la possibilité de comprendre et de s’exprimer. Leur action au quotidien s’inscrit au coeur du combat pour une coéducation qui n’oublie pas les plus pauvres.

 

 

 

4.  LES APPRENTISSAGES INFORMELS

-  intervenant-e-s : par Christian Rousseau (qui remplace Bernard Collot indisponible), Valérie Cibert, Laurent Ott  -

Jeudi 24 août - 9h à 10h30

 

Christian Rousseau : J'enseigne depuis 13 ans en maternelle, milite depuis bien plus longtemps au sein du mouvement Freinet. Mon arrivée en maternelle m'a conduit de façon plus libre qu'en élémentaire et plus délibérée à m’interroger sur ce qui pouvait être du domaine de l'informel en pédagogie Freinet et dans ma pratique pédagogique : accueillir l'inattendu, accepter l'incertitude, composer avec ce que nous sommes, repenser les lieux communs de la PF.

Valérie CIBERT : les CEMEA seront représentés lors du congrés par Valerie  Cibert, direction territoriale de la région Auvergne.

  Les Ceméa qu’est-ce que c’est ? Les Ceméa (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active) sont un mouvement de personnes engagées dans des pratiques autour des valeurs et des principes de l’Éducation Nouvelle et des méthodes d’éducation active, pour transformer les milieux et les institutions par la mise en action des individus.
  Pour faire partager et vivre ces idées par le plus grands nombre, les Ceméa ont choisi un outil privilégié : la formation. Ils offrent une diversité de stages ancrés dans les réalités quotidiennes de l’éducation, de l’animation, de la santé et de l’action sociale. Ils enrichissent leurs actions à partir d’espaces de recherche et de rencontres articulés avec l’organisation de manifestations publiques et les prolongent à travers des publications écrites ou audiovisuelles, outils de développement, de réflexion et d’innovation.
  Association éducative complémentaire de l’enseignement public, les Ceméa sont reconnus d’utilité publique depuis 1966. Créés en 1937, ils fêtent leurs 80 ans cette année.

Laurent OTT : éducateur, formateur, chercheur et philosophe en travail social,  président d’Intermèdes-Robinson.

 

 

5. DE QUOI ME SUIS-JE ÉMANCIPÉ-E POUR CHANGER MES PRATIQUES ET ALLER VERS UNE PÉDAGOGIE DE LA CRÉATION ARTISTIQUE ?

                   

-  intervenant : le groupe Arts et CréAtions de l'ICEM  -

Jeudi 24 août - 16h à 17h30

 

Si l'on pose comme postulat que l'Émancipation est la capacité à « aller au delà de ce que l'on est », en quoi ce que les élèves produisent dans les activités artistiques leur permet-il d'aller vers eux-mêmes et vers autre chose ? Quelle autre chose ? De quoi cette pratique artistique permet-elle de s'émanciper ?

Quels efforts ai-je du faire pour lâcher prise et donner du pouvoir aux enfants pour qu'ils s'émancipent ?
Y a t-il finalement une originalité de cette émancipation ?